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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 18:43

Le Figaro, le 03-02-2012.

 

La mixité sociale fait grincer des dents à Paris.

 

 

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Si, dans la plupart des villes françaises, l’assouplissement de la carte scolaire n’a pas franchement changé le paysage éducatif, Paris fait figure d’exception. Dans cette ville, où la chasse au bon lycée est un sport très angoissant pour les familles, le fait d’être « boursier » rapporte plus de points de bonus qu’ailleurs. Cette particularité du barème « permet mécaniquement aux boursiers d’accéder aux meilleurs lycées publics », constate le rapport. Une « mixité sociale » qui ne manque pas de faire débat depuis cinq ans. Car parmi les 15 % de boursiers parisiens, certains accèdent plus facilement à ces établissements prestigieux au détriment de collégiens d’origine sociale plus aisée qui croyaient leur place réservée. À notes égales, voire inférieures, les boursiers peuvent les devancer. Pleurs et grincements de dents sont devenus monnaie courante aux portes des établissements attractifs. Conséquences : le lycée Charlemagne est passé de 15 % de boursiers à 25 %. Sophie-germain compte désormais 40 % de boursiers. Des lycées peu prisés, comme PaulValéry, ont accueilli, du coup, davantage d’élèves issus de milieux favorisés « qui viennent à reculons ». Les familles qui avaient acheté 30 % plus cher leur appartement pour s’assurer une place se sentent quant à elles flouées, menaçant d’envoyer leurs enfants dans le privé.

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Nouvelles récentes
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