Partager l'article ! La délinquance juvénile : une fatalité pour les sociétés modernes ?: Des solutions urgentes sont nécessaires pour sauver nos jeunes, riche ...
Des solutions urgentes sont nécessaires pour sauver nos jeunes, richesse et avenir de notre pays. La violence est arrivée à un tel point d’enracinement dans certains quartiers, que des mesures répressives doivent être prises. En ne voulant pas combattre vivement ce type de délinquance de peur de choquer, on a laissé s’installer des zones de non-droit où les mots ne servent plus à rien. La première vertu du contrat social est d’apporter la sécurité, de protéger les faibles contre les forts.
La répression des actes délinquants et criminels commis par des mineurs :
Assurer une action plus efficace sur tout le territoire :
L’intervention de la police est devenue quasiment impossible dans certains quartiers. Face à des bandes organisées, il semble indispensable d’envisager des unités spécialisées, tant pour le recueil d’information que pour lutter contre le trafic de stupéfiants. Une bonne politique répressive vise à faire “augmenter le coût “de la délinquance, en sanctionnant les moindres infractions. Ces actes, parfois insignifiants au regard du Code Pénal, perturbent fortement la vie quotidienne des victimes, et sont une incitation à aller plus loin.
Enfin, il serait judicieux de calquer les délais d’intervention des forces de l’ordre sur ceux des services de secours (intervention en moins de 15 minutes).
Garantir l’effectivité des incriminations :
L’ordonnance de 1945 laisse une large place à l’éducation, mais la part éducative doit être associée à la sanction. Plus qu’à une remise en cause de l’ordonnance, il nous semble essentiel de s’assurer de son application intégrale :
— Toute infraction doit être punie. La sanction a aussi une valeur d’exemple pour les autres jeunes.
— Il faut établir une échelle de sanction en rapport avec la faute.
— Il faut prendre en compte certains facteurs aggravants : action menée seul ou en bande, délinquance occasionnelle ou récidive, âge du coupable.
Des pistes passent par l’amendement :
Le but doit toujours être de réinsérer le plus grand nombre possible de jeunes et de protéger la société.
a) La prison :
Nombreux sont les jeunes qui tombent dans le piège de la récidive, parce que le temps qu’ils ont passé à purger leur peine ne leur a pas servi à définir un projet de vie. La prison est criminogène ; elle doit rester l’aboutissement ultime pour les cas désespérés, après échec des autres mesures. Les quartiers pour mineurs doivent aussi être systématisés.
b) Des centres de rééducation :
Il existe actuellement des Centres Educatifs Renforcés et des Centre de Placement Immédiat. Ces centres ne sont malheureusement pas assez nombreux et la durée des séjours y est trop courte. D’autres structures telles les Jeunes en Equipe de Travail, animées par des militaires volontaires, fonctionnent bien mais restent sous-dimensionnées. Leur but est de (re)socialiser le jeune délinquant à travers une hygiène de vie et le respect de l’autre via la collectivité, pendant un stage de trois mois. La force des J.E.T. repose sur l’engagement de l’encadrement associé au suivi des stagiaires.
Il nous semble ainsi essentiel que les jeunes délinquants récidivistes soient mis à l’écart de la société, dans des établissements spécifiques, inspirés par cet exemple. Nombreux sont les anciens établissements militaires qui pourraient être réhabilités à ces fins.
Dans ces centres, les jeunes seraient soumis à : une discipline stricte mais valorisante; un apprentissage de la citoyenneté et de la vie en communauté avec toutes ses règles et une pratique régulière du sport.
Dans ces centres, les jeunes recevraient une formation qui pourrait être de deux ordres :
— Une formation théorique et pratique à un métier. À ces formations pourraient participer des chefs d’entreprise, qui accepteraient par la suite d’employer certains de ces jeunes. Le fonctionnement du Centre Militaire de Formation Professionnelle de Fontenay-le-Comte, lequel œuvre à la reconversion des engagés volontaires de l’armée de Terre en fin de contrat, pourrait servir à inspirer le projet ; de même que le Service Militaire Adapté, en vigueur dans les DOM-TOM.
— Une formation à une noble cause, dispensée par la protection civile, les différents organismes de secourisme et certains instructeurs militaires, leur permettrait d’intervenir lors de catastrophes naturelles, écologiques ou autres. Cela permettrait aux jeunes de prendre conscience de leur utilité et de se revaloriser aux yeux des autres citoyens, y compris les jeunes de son quartier.
Selon la gravité de sa peine, le jeune pourra être plus ou moins privé de liberté.
c) Des internats spécialisés :
Ils pourraient être développés pour le jeune en situation d’échec scolaire grave mais non encore marginalisé. Dans ces internats, l’élève serait soumis à une discipline sévère avec apprentissage de la vie en communauté. Il serait ainsi extrait d’un milieu familial, urbain ou scolaire néfaste. Les centres de rééducation pourraient être l’issue de ceux qui garderaient des comportements difficiles.
Le corps enseignant serait sélectionné pour ses qualités professionnelles et motivé par des mesures liées à la carrière et/ou à la rémunération. Un maillage départemental complet pourrait permettre un “tour extérieur” de ces derniers qui, sans changer de département et de résidence, seraient amenés à exercer dans ces établissements pendant trois ans au maximum. À l’issue, ils réintégreraient leur établissement d’origine.
d) Des travaux d’intérêt général pourraient être proposés que pour les petites incivilités
e) Dans l’attente du jugement :
Entre le moment où un acte criminel est commis et le moment où le délinquant est jugé, il peut s’écouler une longue période où le jeune continue d’évoluer au milieu du reste de la population. Pour les cas avérés et incontestables de criminalité, il conviendrait de soumettre ce type de jeunes à un encadrement particulier.
Évaluer les problèmes et coordonner l’action des acteurs :
Avant toute action, il faut évaluer les problèmes qui se posent. Il convient de mettre en place des tableaux de bord sur la délinquance des mineurs associant tous les acteurs locaux.
En matière de coordination, le bon fonctionnement du binôme police-justice est fondamental. Il serait souhaitable de sectoriser les substituts du procureur, non plus par thème, mais géographiquement, y compris en ce qui concerne les mineurs. On peut aussi utilement s’inspirer des Groupements d’Intervention Régionaux (G.I.R.), qui coordonnent différents services spécialisés.
B La prévention de la violence des jeunes :
Lutter contre la délinquance signifie aussi la prévenir.
1 Renforcer le suivi éducatif :
L’adolescence est, par essence, une période de doute que quelques éléments perturbateurs peuvent faire dégénérer en rejet du contrat social. Il faut renforcer le suivi et l’écoute de ces jeunes. L’école et d’autres acteurs du suivi éducatif doivent renforcer leurs capacités à suivre les jeunes dans leur initiation à la citoyenneté.
a) Faire des adolescents une population cible pour la santé publique :
L’allongement de la durée des études avec pour corollaire une entrée sur le marché du travail plus tardive nécessite un réaménagement du suivi pédiatrique. En France, celui-ci existe jusqu’à l’âge de 15 ans. Prenant acte de cette évolution, il semble pertinent d’allonger cette période de suivi jusqu’à 18 ans, dans le cadre scolaire, en y intégrant un volet psychologique. Cette écoute individuelle, au minimum annuelle, serait un facteur de prévention des problèmes physiologiques et psychiques.
b) La lutte contre l’oisiveté et la revalorisation des jeunes :
On constate que des enfants qui s’investissent utilement trouvent une raison d’être supplémentaire. Ainsi, faudrait-il inclure dans le cursus des élèves, la participation à une activité associative en collaboration avec l’école. Cette activité pourrait être sportive, humanitaire, environnementale, artistique, etc., selon les préférences de l’enfant. Cela pourrait combler une partie de ce temps périscolaire propice au désœuvrement.
Dans cette perspective, le principe de “l’école ouverte” semble être une bonne piste.
Autre initiative : l’exclusion-inclusion. Un élève exclu de l’établissement plusieurs jours n’est pas laissé à lui-même mais est suivi individuellement, que cela se passe à l’intérieur ou à l’extérieur de son école. Dans ce dernier cas, il intègre le tissu associatif d’insertion professionnelle. Pendant ce temps, l’établissement tente de faire un bilan et de nouer un dialogue constructif avec les éléments familiaux qui existent.
Enfin, pour concrétiser et rendre plus attractive la transmission des valeurs morales et des repères comportementaux, des ateliers théâtre pourraient être mis en place.
c) En matière d’enseignement civique :
Un enseignement civique théorique dès les plus petites classes devrait également avoir une application pratique.
A Un projet d’Action Civique :
Le but est de motiver les enfants pour un même projet, qui soit dans l’intérêt d’autrui. Ce projet serait à déterminer en début d’année et tous les enfants de la classe se retrouveraient quelques heures par semaine autour de sa réalisation.
Certaines initiatives impliquant les élèves dans la rénovation de leur collège ou lycée, ont donné satisfaction. Cette expérience pourrait ainsi être étendue aux quartiers difficiles où les rénovations voient leurs effets systématiquement réduits à néant.
B Un livret de Civisme :
Il s’agirait d’un carnet qui suivrait l’enfant pendant toute sa scolarité. Chaque année, l’élève débuterait avec un capital de points et toute mauvaise conduite serait sanctionnée par la perte d’un ou plusieurs points selon la gravité de la faute. Cela peut tout à fait être associé aux punitions traditionnelles. On peut imaginer que le total de points compte dans la décision pour un passage en classe supérieure ou soit un bonus pour le brevet ou le baccalauréat. Ou bien, cela peut aussi contribuer à la participation à un voyage scolaire de fin d’année. Les élèves auraient la possibilité de récupérer leur capital en participant à des travaux para-scolaires simples ou en faisant preuve d’actes de bonne conduite. La participation active au projet d’action civique pourrait aussi permettre de regagner des points.
Ce carnet pourrait être un lien entre enseignants et parents sur le comportement de l’enfant à l’école. Il servirait de complément au carnet de correspondance traditionnel, qui est rarement employé pour rendre compte du comportement de l’enfant à l’école.
2 Les solutions en matière de Citoyenneté :
a) De nouveaux vecteurs de valeurs :
Des règles de vie en société doivent s’apprendre dès la plus petite enfance. A la crèche et à l’école on peut envisager divers jeux où serait appris le respect de l’autre. Ces règles de bonne conduite inculquées dès la toute petite enfance seront reproduites plus tard, “imprimées” dans l’inconscient.
b) La “participation à des missions humanitaires”:
Pour les plus grands, on pourrait offrir la possibilité de partir avec des organismes humanitaires, pour participer, pendant les vacances scolaires, à des missions de courte durée dans les pays du tiers-monde ou en France. Ils pourraient se rendre utiles et découvrir le bonheur inhérent à l’aide de ceux qui sont dans la détresse.
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