Une réflexion de...

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Présentation

Lorsque l’on parle de violence de nos jours, le mot est entendu dans son sens négatif. Mais il ne faut pas oublier qu’il existe, chez l’être humain, une certaine violence force de vie qui fait progresser, d’où l’expression “se faire violence”. Il faudrait réussir, chez les jeunes, à transformer la violence négative, destructrice d’eux-mêmes et de la société, en une énergie positive capable de les amener à se faire violence.

Le mot violence est également associé à celui de délinquance.
Le nombre d’actes antisociaux commis par les jeunes va croissant dans la plupart des pays. Cette délinquance touche surtout les adolescents, mais l’on constate depuis quelques années un rajeunissement de la tranche d’âge en cause. Cette évolution est d’autant plus inquiétante que plus l’on commence tôt, moins on intègre les repères et plus la personnalité est altérée de façon durable.

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Dimanche 2 décembre 2007 7 02 /12 /Déc /2007 18:59

Nouvelobs.com , le 29-11-07


Bandes à part...

Le 23 juillet 1959, vingt-cinq garçons saccagent la terrasse d'un café, square Saint-Lambert, à Paris. Le lendemain, à Bandol, deux bandes de jeunes se disputent des filles à coups de chaînes de vélo. La presse parle pour la première fois de "blousons noirs". L'expression, synonyme de violence juvénile, fait florès. Dans les années 1970, les hordes sauvages en cuir et santiags cèdent la place aux "loubards", puis aux "jeunes des cités". Les codes vestimentaires et les cultures passent, les bandes demeurent. Elles effectuent même un retour en force depuis le début des années 1990. Une vingtaine de sociologues, d'historiens, d'ethnologues ont décortiqué cet objet qui suscite tant de peurs et de fantasmes. Dans un ouvrage collectif dirigé par Marwan Mohammed et Laurent Mucchielli, ils s'interrogent sur cette forme de "sociabilité juvénile", sur sa genèse, sur sa nature exacte, en France et ailleurs. Est-ce une construction médiatique ou le reflet d'une réalité sociale ? Quels sont ses liens avec le monde de la délinquance ? Ses membres sont-ils soudés par un même lieu ou une même origine ? Pour des jeunes en échec scolaire, condamnés au chômage, désavoués par leurs familles, les bandes permettent de retrouver une estime de soi, écrit Gérard Mauger en postface. Mais elles n'apportent pas seulement des gramications symboliques.
Avec l'essor de la drogue dans les banlieues, elles génèrent une économie souterraine de plus en plus prospère.

Christophe Boltanski, "Les bandes de jeunes. Des blousons noirs à nos jours", La Découverte, 404p., 28 euros.

Christophe Boltanski
Le Nouvel Observateur

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Informations de référence
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Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /Oct /2007 09:20

Site Courrier international, le 17-10-07. Article issu d'un quotidien portuguais.

L'Europe devrait adopter des mesures communes contre la délinquance juvénile

Le quotidien s'inquiète dans son éditorial d'une recrudescence de la délinquance juvénile en Europe, et propose d'y remédier à l'échelon européen par des mesures essentiellement répressives. "Le nombre de délits commis par des jeunes de moins de 17 ans et, surtout, par des enfants de moins de 14 ans, est devenu une préoccupation pour les autorités. (...) En Espagne, la police va créer une brigade spéciale chargée de combattre ce type de criminalité face aux records enregistrés l'an passé : plus de 94 000 adolescents espagnols avaient été arrêtés. Et elle envisage de suivre le modèle adopté en Angleterre : rendre les parents responsables des délits de leurs enfants, et les obliger à payer les dégâts causés. En France, on est également en train d'adopter des mesures drastiques. (...) Pour un problème commun, une solution commune. L'Union européenne devrait réfléchir à une législation conjointe."

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Nouvelles récentes
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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /Oct /2007 01:37

L’Elan lance une nouvelle action, alliant citoyenneté et environnement, dénommée : « Un arbre pour la Grèce ». Nous vous remercions d’aller visiter le site qui lui est consacrée en cliquant sur son image.

Par Raphael Anton - Publié dans : Nouvelles récentes
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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /Oct /2007 20:00

Le Figaro.fr le 01-10-07

Police et gendarmerie critiquent la loi sur les mineurs

MATHIEU DELAHOUSSE.

 Frédéric Péchenard et Guy Parayre, directeurs de la police et de la gendarmerie, dénoncent l'inadaptation des textes face aux " comportements violents ".

RENFORCER l'arsenal législatif envers les mineurs délinquants : tel est l'objectif qu'affichent dans un document signé en commun - une initiative rare - les directeurs de la police nationale et de la gendarmerie, Frédéric Péchenard et Guy Parayre. Tous deux se prononcent notamment en faveur d'une réforme des possibilités d'incarcération : il est " dommageable qu'en matière correctionnelle, la mise en détention provisoire des mineurs de moins de 16 ans soit proscrite ", écrivent-ils dans les Cahiers de la sécurité, l'une des publications de l'Institut national des hautes études de sécurité (INHES) publiée aujourd'hui. Une initiative qui rejoint la volonté, maintes fois exprimée par Nicolas Sarkozy, d'adapter la justice des mineurs à ce qui est qualifié d'" explosion de la délinquance juvénile ".

Aujourd'hui, les dispositions pénales appliquées aux mineurs - dites " ordonnance de 1945 " malgré les nombreuses modifications effectuées depuis - précisent que l'incarcération d'un mineur de moins de 16 ans n'est possible qu'en matière criminelle et, de façon restrictive, en matière correctionnelle, si la peine encourue est supérieure ou égale à trois ans.

Cette proposition conclut un vaste état des lieux chiffré et commenté d'une même voix par les deux responsables. " Malgré le fort recul de la délinquance, écrivent-ils, les violences aux personnes sont une réelle préoccupation " et " celles émanant ou dont sont victimes les mineurs ne peuvent faire exception à la règle ". Intitulée " Les mineurs et les comportements violents ", leur étude évoque des chiffres " éloquents " : les faits de délinquance des mineurs représentaient, en 2006, 18,33 % des crimes et délits commis en France.

Individus " profondément immatures "

Selon eux, cette proportion a " légèrement régressé ", mais la seule vision comptable du phénomène est insuffisante pour en saisir la progression. Ainsi, en 2006, le nombre des mineurs mis en cause pour des faits de violence a augmenté plus rapidement que le nombre de majeurs impliqués pour des faits similaires.

L'exemple le plus marquant est fourni à propos des " violences physiques non crapuleuses ". D'après l'étude, le nombre de mineurs impliqués dans ces types de délits a augmenté de 83 % entre 1996 et 2003. Ce type de violence était d'ailleurs en 2005 le délit où les mineurs se retrouvaient le plus parmi les auteurs des faits : D'après des statistiques du dernier rapport annuel de l'INHES, 40 % des mis en cause avaient moins de 18 ans.

Frédéric Péchenard et Guy Parayre affirment que la police et la gendarmerie poursuivent une " action déterminée " mais se heurtent à des individus au caractère " profondément immature " et pour lesquels " les instances traditionnelles de socialisation n'ont pas fonctionné normalement ". La situation " conduit à penser qu'une réflexion globale est nécessaire sur la notion de mineur " concluent ensemble les directeurs. " Tous deux avons la volonté de travailler et de réfléchir ensemble ", précise Frédéric Péchenard, soulignant que les deux corps - police et gendarmerie - doivent à l'avenir renforcer et mutualiser leurs actions et leurs pistes de réflexions.

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Nouvelles récentes
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Samedi 8 septembre 2007 6 08 /09 /Sep /2007 12:39

Site Le Figaro, le 07-09-07

Mineurs en peines

Jean-Louis Tremblais.

Pendant huit ans, la photographe Lizzie Sadin a enquêté sur un sujet tabou : les mineurs en prison. Non sans mal, elle a pu visiter onze pays et une soixantaine de lieux de détention. Le résultat de son travail est exposé au Festival international de Perpignan, où elle a été retenue parmi les cinq journalistes susceptibles de se voir décerner le visa d'or.

Les hommes naissent libres et égaux en droits. Certains plus que d'autres, et la Déclaration des droits de l'homme n'y change rien. Cette évidence l'est encore plus pour les enfants, tributaires ô combien fragiles de leurs parents, de leur milieu, de leur pays. Malgré des statistiques aussi fragmentaires que contestables, on estime actuellement à 100 000 le nombre de mineurs (moins de 18 ans) en prison. Invérifiable, sauf dans les pays développés et occidentaux. A défaut de recenser, la photographe Lizzie Sadin a voulu témoigner. Entre 1999 et 2007, son enquête l'a menée de la Russie aux Etats-Unis, du Cambodge au Brésil, en passant par l'Inde et... la France (ils sont environ 800, dans des quartiers pour mineurs ou les 28 centres éducatifs fermés). En tout, 11 pays qu'il ne s'agit pas de comparer (tant ils diffèrent par le niveau de vie, les traditions culturelles, religieuses, politiques et juridiques) mais qui sont censés refléter le même phénomène sous différentes latitudes : celui des enfances volées, des enfances brisées.

Obtenir des autorisations à rallonge, convaincre des fonctionnaires réticents, trouver le financement adéquat, pénétrer dans le labyrinthe pénitentiaire : on mesure la difficulté de la tâche. "Ce qui explique la durée de l'enquête, raconte Lizzie Sadin. En Russie, par exemple, j'ai patientéquatorze mois avant qu'on m'ouvre les portes : une heure trente dans chaque prison ! Et 200 euros cash à chaque fois..." Soyons honnêtes : aussi effroyables que puissent être ces images, elles proviennent de pays qui ont au moins ouvert leurs geôles à notre consoeur et donc accepté (même difficilement) les règles de la transparence. On aurait aussi aimé voir ce qui se passe en d'autres lieux, sous d'autres cieux. En Chine, notamment. Ou dans certains pays musulmans, comme le Bangladesh ou le Pakistan : on y enferme des gosses de 6 ans parce qu'ils ne savent pas décliner leur identité aux patrouilles de police...

En regardant les images de Lizzie Sadin, chez les enfants bagnards, on plonge aux enfers et on imagine le pire là où son appareil ne s'est pas introduit : promiscuité insupportable (100 détenus dans une cellule exiguë à Moramanga, à Madagascar), codétention avec des majeurs qui les soumettent à toutes sortes de rackets, brimades ou sévices (à Saint-Pétersbourg, les gosses sont enfermés 23 heures sur 24 avec des adultes qui font office de "kapos" auprès des matons), hygiène douteuse (sida soigné à l'aspirine !), disproportion de la peine par rapport au délit (à Kompong Cham, au Cambodge, les enfants sont enfermés pour avoir volé un sac de riz, un poulet, un canard...), violence endémique et institutionnelle (au Brésil, les mutineries à répétition laissent des dizaines de morts sur le carreau), etc.

C'est incontestablement dans les pays en voie de développement (où il n'existe pas de législation appropriée à la délinquance juvénile) que le tableau est le plus sinistre. En 2004, le Bice (Bureau international catholique de l'enfance), s'appuyant sur le travail de Lizzie Sadin, avait organisé une campagne de sensibilisation ("Horizon-enfants privés de liberté"), parrainée par Robert Badinter. On en ignore toujours l'impact exact. S'il est difficile de sortir de prison pour les détenus, il n'est pas facile d'y entrer pour les humanitaires. Restent les médias, avec la réserve d'usage : "Il n'est point nécessaire d'espérer pour entreprendre..."

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Nouvelles récentes
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