Une réflexion de...

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Dimanche 2 décembre 2007

Agence Science-Presse (Canada), le 27-11-07

Un meilleur avenir pour les garçons

() - Épauler les parents et les enseignants de jeunes garçons aux troubles de comportement réduirait leur risque de glisser sur la pente de la criminalité. Une intervention précoce serait même favorable à leur réussite scolaire. Ce que révélait un récent article du GRIP paru dans le British Journal of Psychiatry.

" Ils ont deux fois plus de chance d’obtenir un diplôme secondaire ", soutient Rachel Boisjoli, du Groupe de recherche sur l’inadaptation psychosociale chez l’enfant (GRIP) de l’Université de Montréal. Ateliers de gestion de crises, de renforcement positif et de stratégies parentales, secondées d’un plan d’intervention auprès des enseignants, les différentes mesures de prévention contrecarrent les problèmes de développement des garçons.

15 ans après...

Les travaux de l’Étude longitudinale et expérimentale de Montréal (ÉLEM) ont démarré en 1984 avec une cohorte de 1037 enfants francophones fréquentant la maternelle et issus de milieux socio-économiques faibles. L’intervention psychosociale s’est déployée sur deux ans, entre 1985 et 1987, auprès de 250 garçons, les plus difficiles sur le plan du comportement (perturbateurs, agressifs, etc.), mais aussi leurs parents et leurs enseignants.

Qu’en reste-t-il après 15 ans ? Pour le savoir, la chercheuse principale de l’étude longitudinale et expérimentale de Montréal (ÉLEM) s’est penchée sur deux indices : le taux de diplomation et les dossiers criminels de ces jeunes à risque. " Ce sont des indicateurs parlants. La mesure prise à l’âge de 24 ans donne une image réaliste de la situation, surtout du côté de la diplomation ", soutient la psychologue de l’Hôpital de Montréal pour enfants. Cela permet de prendre en compte les décrocheurs qui reviennent à l’école début de la vingtaine pour chercher une formation professionnelle ou technique.

Prévenir la délinquance juvénile

Alors que le groupe de contrôle affiche un taux de diplomation de 32 %, il monte à 45 % chez ceux qui ont bénéficié de cette expérience, soit un tiers de plus. Et on compte un tiers de moins de dossiers criminels pour ce même groupe (22 %). Ce qui reste toutefois au dessus de la moyenne de la population générale, qui s’établit à 8 %. " C’est un groupe plus à risque qu’on ne peut comparer au reste de la population. En intervenant, on augmente leur chance, mais on ne multiplie pas les diplômés ", tempère toutefois la chercheuse.

Cette intervention s’inscrivait dans une expérience de prévention de la délinquance juvénile. Axés sur le développement psychosocial des jeunes, les chercheurs du GRIP s’intéressent aux racines des comportements déviants. Cette équipe rassemble des chercheurs de l’Université de Montréal, de l’Université McGill et de l’Université Laval, sous la direction de Gérard Tremblay, récent récipiendaire du Prix Léon-Gérin (voir à ce sujet " Des hommes de prix ")

Pour en savoir plus:

" Impact and Clinical Significance of a Preventive Intervention for Disruptive Boys: 15 year follow-up", par Rachel Boisjoli, Frank Vitaro, Éric Lacourse, Edward D. Barker et Richard E. Tremblay, dans le British Journal of Psychiatry.

Étude longitudinale et expérimentale de Montréal (ÉLEM)

Groupe de recherche sur l’inadaptation psychosociale chez l’enfant (GRIP)

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Information récente
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Dimanche 2 décembre 2007

Nouvelobs.com , le 29-11-07


Bandes à part...

Le 23 juillet 1959, vingt-cinq garçons saccagent la terrasse d'un café, square Saint-Lambert, à Paris. Le lendemain, à Bandol, deux bandes de jeunes se disputent des filles à coups de chaînes de vélo. La presse parle pour la première fois de "blousons noirs". L'expression, synonyme de violence juvénile, fait florès. Dans les années 1970, les hordes sauvages en cuir et santiags cèdent la place aux "loubards", puis aux "jeunes des cités". Les codes vestimentaires et les cultures passent, les bandes demeurent. Elles effectuent même un retour en force depuis le début des années 1990. Une vingtaine de sociologues, d'historiens, d'ethnologues ont décortiqué cet objet qui suscite tant de peurs et de fantasmes. Dans un ouvrage collectif dirigé par Marwan Mohammed et Laurent Mucchielli, ils s'interrogent sur cette forme de "sociabilité juvénile", sur sa genèse, sur sa nature exacte, en France et ailleurs. Est-ce une construction médiatique ou le reflet d'une réalité sociale ? Quels sont ses liens avec le monde de la délinquance ? Ses membres sont-ils soudés par un même lieu ou une même origine ? Pour des jeunes en échec scolaire, condamnés au chômage, désavoués par leurs familles, les bandes permettent de retrouver une estime de soi, écrit Gérard Mauger en postface. Mais elles n'apportent pas seulement des gramications symboliques.
Avec l'essor de la drogue dans les banlieues, elles génèrent une économie souterraine de plus en plus prospère.

Christophe Boltanski, "Les bandes de jeunes. Des blousons noirs à nos jours", La Découverte, 404p., 28 euros.

Christophe Boltanski
Le Nouvel Observateur

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Information récente
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Vendredi 19 octobre 2007

Site Courrier international, le 17-10-07. Article issu d'un quotidien portuguais.

L'Europe devrait adopter des mesures communes contre la délinquance juvénile

Le quotidien s'inquiète dans son éditorial d'une recrudescence de la délinquance juvénile en Europe, et propose d'y remédier à l'échelon européen par des mesures essentiellement répressives. "Le nombre de délits commis par des jeunes de moins de 17 ans et, surtout, par des enfants de moins de 14 ans, est devenu une préoccupation pour les autorités. (...) En Espagne, la police va créer une brigade spéciale chargée de combattre ce type de criminalité face aux records enregistrés l'an passé : plus de 94 000 adolescents espagnols avaient été arrêtés. Et elle envisage de suivre le modèle adopté en Angleterre : rendre les parents responsables des délits de leurs enfants, et les obliger à payer les dégâts causés. En France, on est également en train d'adopter des mesures drastiques. (...) Pour un problème commun, une solution commune. L'Union européenne devrait réfléchir à une législation conjointe."

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Information récente
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Lundi 15 octobre 2007

L’Elan lance une nouvelle action, alliant citoyenneté et environnement, dénommée : « Un arbre pour la Grèce ». Nous vous remercions d’aller visiter le site qui lui est consacrée en cliquant sur son image.

Par Raphael Anton - Publié dans : Information récente
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Mardi 2 octobre 2007

Le Figaro.fr le 01-10-07

Police et gendarmerie critiquent la loi sur les mineurs

MATHIEU DELAHOUSSE.

 Frédéric Péchenard et Guy Parayre, directeurs de la police et de la gendarmerie, dénoncent l'inadaptation des textes face aux " comportements violents ".

RENFORCER l'arsenal législatif envers les mineurs délinquants : tel est l'objectif qu'affichent dans un document signé en commun - une initiative rare - les directeurs de la police nationale et de la gendarmerie, Frédéric Péchenard et Guy Parayre. Tous deux se prononcent notamment en faveur d'une réforme des possibilités d'incarcération : il est " dommageable qu'en matière correctionnelle, la mise en détention provisoire des mineurs de moins de 16 ans soit proscrite ", écrivent-ils dans les Cahiers de la sécurité, l'une des publications de l'Institut national des hautes études de sécurité (INHES) publiée aujourd'hui. Une initiative qui rejoint la volonté, maintes fois exprimée par Nicolas Sarkozy, d'adapter la justice des mineurs à ce qui est qualifié d'" explosion de la délinquance juvénile ".

Aujourd'hui, les dispositions pénales appliquées aux mineurs - dites " ordonnance de 1945 " malgré les nombreuses modifications effectuées depuis - précisent que l'incarcération d'un mineur de moins de 16 ans n'est possible qu'en matière criminelle et, de façon restrictive, en matière correctionnelle, si la peine encourue est supérieure ou égale à trois ans.

Cette proposition conclut un vaste état des lieux chiffré et commenté d'une même voix par les deux responsables. " Malgré le fort recul de la délinquance, écrivent-ils, les violences aux personnes sont une réelle préoccupation " et " celles émanant ou dont sont victimes les mineurs ne peuvent faire exception à la règle ". Intitulée " Les mineurs et les comportements violents ", leur étude évoque des chiffres " éloquents " : les faits de délinquance des mineurs représentaient, en 2006, 18,33 % des crimes et délits commis en France.

Individus " profondément immatures "

Selon eux, cette proportion a " légèrement régressé ", mais la seule vision comptable du phénomène est insuffisante pour en saisir la progression. Ainsi, en 2006, le nombre des mineurs mis en cause pour des faits de violence a augmenté plus rapidement que le nombre de majeurs impliqués pour des faits similaires.

L'exemple le plus marquant est fourni à propos des " violences physiques non crapuleuses ". D'après l'étude, le nombre de mineurs impliqués dans ces types de délits a augmenté de 83 % entre 1996 et 2003. Ce type de violence était d'ailleurs en 2005 le délit où les mineurs se retrouvaient le plus parmi les auteurs des faits : D'après des statistiques du dernier rapport annuel de l'INHES, 40 % des mis en cause avaient moins de 18 ans.

Frédéric Péchenard et Guy Parayre affirment que la police et la gendarmerie poursuivent une " action déterminée " mais se heurtent à des individus au caractère " profondément immature " et pour lesquels " les instances traditionnelles de socialisation n'ont pas fonctionné normalement ". La situation " conduit à penser qu'une réflexion globale est nécessaire sur la notion de mineur " concluent ensemble les directeurs. " Tous deux avons la volonté de travailler et de réfléchir ensemble ", précise Frédéric Péchenard, soulignant que les deux corps - police et gendarmerie - doivent à l'avenir renforcer et mutualiser leurs actions et leurs pistes de réflexions.

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Information récente
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